L’écriture est mon moyen de transport favori !

Voyager est une passion.

J’ai toujours considéré que le trajet faisait partie du voyage, dès l’instant où je passe le pas de la porte du lieu que je quitte pour ailleurs.

Écrire est une des trajectoires que j’ai choisies pour aller à la rencontre d’histoires de vie.

Comme un voyage, l’écriture est un chemin qui mène à l’évasion, à un temps pour soi, pour le narrateur également, qu’il soit seul-e dans sa bulle au milieu des autres passagers ou le brouhaha d’un aéroport.

Le trajet peut nous emmener, sur un coup de tête, vers un pays inconnu dont la simple évocation du nom nous transporte déjà !

L’écriture offre un autre espace que celui de notre quotidien, où nos repères sont parfois bouleversés et nos habitudes différemment apprivoisées.

C’est ce que je vis quand j’écris.

L’écriture est un voyage qui m’emmène vers les autres

Tous les moyens de transport sont des portes d’entrées vers les rencontres et les histoires.

Dans un bus, on monte, on poinçonne son ticket à porte des Lilas ou à la gare routière de Saint Malo. On observe les inconnus et on reconnait, peu à peu, les personnes qui prennent la même ligne, aux mêmes horaires que soi. D’un coup d’œil, on sait que notre arrêt est le prochain ou on rebrousse chemin car une conversation avec notre voisin de banquette ou notre lecture nous ont accaparés et déviés de notre chemin habituel.

J’aime observer les va-et-vient des passagers, leurs regards perdus ou mal réveillés, j’apprécie échanger un mot avec le conducteur, même si ce n’est qu’un merci à la sortie !

Mais ce que je préfère, c’est écrire dans mon carnet tout ce qui se révèle à moi, le temps de ce trajet. Comme si je dessinais les histoires de vie croisées dans ce bus, une sorte de croquis instantané en mots.

Ne trouvez-vous pas que le temps est suspendu dans un train ?

Particulièrement quelques minutes avant l’arrivée en gare, où on sait que quelqu’un nous attend au bout du quai ou à quelques pas sur un banc au soleil.

Lorsque le voyage rime avec retrouvailles de proches ou avec un départ vers un nouveau chapitre de vie.

J’aime les trains à compartiments,

ce sont des espaces – cocon

dans lesquels naissent parfois les confidences le temps du voyage

ou abritent des sentiments diffus d’une rencontre qui comptera dans sa vie.

Les kilomètres d’anecdotes de nos trajets en voiture ont marqué nos vies

Les souvenirs d’un départ en vacances en famille, la pause-café à la station-service ou le déjeuner pique-nique sur l’aire de repos

Les confessions de votre enfant au retour de l’école depuis la banquette arrière ou les jeux inventés pour passer le temps

Le coffre plein à craquer des cartons de déménagement de votre cadet, des sacs de confettis pour le nouvel An, des valises pour le voyage tant rêvé et attendu…

L’avion, embarquement immédiat !

Quelques vrombissements et les vibrations de l’oiseau de fer me confirment le décollage, Il me suffit alors de regarder par le hublot pour que mon esprit plane au-dessus des nuages.

Quand le vol est un long courrier, le décalage horaire me transporte dans un espace-temps confus, d’un style original et souvent perturbant

Partir loin, à la découverte de nouveaux horizons, est un défi personnel auquel il est doux de s’acclimater pour réussir à apprivoiser de nouveaux repères, comme dans toute rencontre humaine.

Enfin, à la moto, je pourrais lier les sentiments de liberté, le mouvement d’aller vers et le choix d’une trajectoire parfois moins conventionnelle que celle à laquelle on a été préparée.

Chaque personne est un voyage.

En tant que biographe, je monte à bord de son histoire !

Je l’accompagne, l’écoute, je recueille ce qu’elle voit par la fenêtre et mets des mots sur le chemin parcouru.

L’écriture comme moyen de voyager dans les différentes versions de celui qui se confie.

C’est un voyage intérieur, c’est partir sans bouger que d’écouter les souvenirs et les émotions d’une personne puis de les mettre en mots.

Je perçois clairement les sensations du voyage du narrateur quand je prête ma plume : l’excitation avant le départ, la peur de l’inconnu, la fatigue des longues routes, le soulagement d’arriver, parfois le mal du pays.

Tout n’est pas qu’émerveillement, on rencontre différents paysages, de la nostalgie, du regret ou bien les souvenirs douloureux d’accidents de la vie quand on se plonge dans l’écriture de sa biographie.

Lorsque j’écris, je prends des correspondances, je bifurque au gré des idées, je suis étonnée des détours inattendus de chemins de traverse.

L’écriture permet de revenir sur certaines étapes sans forcément les réduire à un récit chronologique.

Avez-vous déjà prêté attention

au cliquetis de défilement

des panneaux d’informations annonçant les départs

ou les arrivées à l’aéroport ?

Je m’adapte au fil de vos souvenirs pour en tisser l’histoire.

Écrire son récit de vie, c’est parfois reprendre un voyage que l’on avait mis de côté et regarder autrement les paysages traversés.

Écrire, c’est transmettre un itinéraire à ceux qui voyageront après nous !

Je vois le récit de vie

comme un joli carnet de voyage

laissé aux générations suivantes.

C’est certainement là que mon métier de biographe prend toute sa dimension de transmission.

Un voyageur prend des photos, garde des billets de train et de rapporte de menus objets, note une adresse dans un carnet …

Un biographe, lui, recueille les traces invisibles à l’œil nu : les souvenirs de sensations, les anecdotes, les impressions face à la découverte d’un pays inconnu, la richesse des silences.

 Les décisions d’emprunter un chemin plutôt qu’un autre, les petits détails d’histoires familiales, qui paraissent parfois insignifiants, et la valeur des rencontres sont autant de trésors à transmettre à ceux qui comptent pour vous.  

Une biographie, c’est une carte laissée à ceux qui voyageront après nous !

Le livre devient une trace durable qui permet à quelqu’un, un jour, de comprendre d’où il vient et quels chemins ont été parcourus avant lui.

Mon rôle de biographe peut être celui de la personne assise à côté de vous, celle qui écoute le récit pendant le trajet, pose quelques questions quand un paysage attire son attention, fait remarquer un détail oublié… puis aide à transformer le voyage vécu en histoire que l’on peut garder et transmettre.

Et si nous voyagions ensemble pour écrire le portrait d’un être cher ou d’un aîné, une tranche de vie singulière qui vous tient à cœur ou le livre complet de votre vie ?

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